Eloge de la laideur ou Lettre à une femme laide

Eloge de la laideur ou Lettre à une femme laide
« Mon amour brûle pour vous, paysage austère d'une cause perdue. J'ai laissé les molles merveilles qui ont fini par émousser ma sensibilité. Les filles les plus jolies sont armées de cuirasses, et je n'ai pas besoin de tant d'artifices pour servir la cause amoureuse. Et c'est en médiocre serviteur que je vous fait cadeau de ma sincérité, de mon humilité, et de mon honnêteté.

Il n'y a point en ce monde aisé, de meilleures choses qui puissent, enfin, faire battre mon coeur harassé. Vous êtes ma tendre aimée, celle qui à jamais je confierai ma vie et ma foi pour l'éternité. Votre âme à le goût de l'esthète, votre visage la rudesse du roc, et la froideur de l'hiver se reflète dans vos prunelles. Votre physique sans éclat n'est que désert de pierres et de roches. Ce désert a séché votre coeur, et de peur de le briser, il me faut mille précautions pour le manier. Cela rend votre amour fragile, humble et sensible, et me fait m'élever au plus haut sommet, afin de servir la couronne de votre tête déchue. Vous, princesse de poussière, dont le pouvoir ne s'étend point au delà des ronces et des orties, votre faciès attristé est bien amer, mais il est pour moi un miel nouveau.

Oubliez les rigueurs de la simple raison, le temps de cet amour, si particulier j'en conviens. Je vous aime ainsi que vous êtes, et parce que vous êtes ainsi. »

# Posté le dimanche 07 juin 2009 10:14

Modifié le mardi 16 juin 2009 05:50

La Peste, d'Albert Camus

La Peste, d'Albert Camus
Certes, je l'avait lu jeune – il y a six ans de cela, quand j'entrai en seconde et que je croyais à des choses comme l'amour et les croissants sans margarine, innocence propre à la jeunesse. Cela fait toujours sourire de voir un « keupon » avec ce genre de livre à la main dans le bus. Menfous. Cette relecture fut salutaire : j'avais trop ma première vision de « L'Etranger » en tête la première fois, trop ce côté étude d'oeuvre, trop ce côté dissertation et les analyses littéraire pré-soclaire de début d'année, et donc zappé la beauté du livre. Certes, Camus qui clame dans les torpeurs mornes des vieux et longs murs crépis de la ville

« Oui, il fallait recommencer et la peste n'oubliait personne trop longtemps. Pendant le mois de décembre, elle flamba dans les poitrines de nos concitoyens, elle illumina le four, elle peupla les camps d'ombres aux mains vides, elle ne cessa enfin d'avancer de son allure patiente et saccadée. Les autorités avaient compté sur les jours froids pour stopper cette avance, et pourtant elle passait à travers les premières rigueurs de la saison sans désemparer. Il fallait encore attendre. Mais on n'attend plus à force d'attendre, et notre ville entière vivait sans avenir. »

ça a de la gueule et ça vous donne envie de faire un tour en Algérie, reculant devant le crépuscule fugitif, laissant apparaître les premières étoiles dans l'horizon encore net, assis sur un banc au-dessous des lampadaires, un livre à la main.

Il s'agit éventuellement d'une tragédie, de faits imaginaires, mais Camus nous le rappel peu : il s'agit là d'un drame raconté en plusieurs parties distinctes, rapporté sous une objectivité inquiétante et malsaine.

J'ai toujours aimé les romans, philosophiques et existentialistes : on ne me refera pas.

# Posté le lundi 08 juin 2009 16:16

J-19

# Posté le mardi 19 mai 2009 17:33

Modifié le vendredi 26 juin 2009 03:29

Prélude

Prélude

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We an be Heroes, just for one day.

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J'ai foi de rendre hommage à votre personne, le souvenir de votre grâce, de votre chaire glorieuse altère exquisément la mécanique de mon coeur hautain. Ce dernier se dérègle à la pensée de votre mâle éclat. Vous êtes beau lorsque sur votre visage souffle le vent, qu'il déclot vos lèvres, fait trembler vos cils. Votre teint pâle faisant ressortir la fine aigus de vos yeux cuivrés. Vous vous tenez bien droit, dans cette attitude, savant mélange de fierté et de digne suffisance propre à votre personne. Votre visage sans vices est le reflet de tout ce qui est Beau, bon, grand. Et dans ses instants, je me jure d'en apprendre plus sur vous et de vous offrir à l'avenir une attentive écoute. Nos rendez-vous informels se renouvellent chaque jour. C'est ainsi que je me suis permise, petit à petit, de vous dévisager sans pudeur.


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# Posté le mercredi 13 mai 2009 05:43

Modifié le mercredi 13 mai 2009 15:03

Ma critique d'Anges & Démons (le livre)

Ma critique d'Anges & Démons (le livre)

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Je ne sortirais pas de l'ordinaire en vous annonçant que ce roman est un bon divertissement et sans profondes réflexions. Dan Brown, toujours égal à lui-même, nous offre une enquête simple et surprenante, toujours dans le domaine d'une possible conspiration du Vatican. En avant toute !


Dans Anges & Démon et comme dans son précédent livre, Dan Brown a su jouer avec le succès car traite d'un sujet peu commun : il s'attache à nous parler de l'Eglise, dans un angle un peu particulier qui nous est rarement proposé : comment se passe un conclave ? Comment le Pape est-il élu ? Autant de questions et de réponses peu fiables tant à leurs authenticités qu'à leur capacité à être quelque fois très peu crédibles, et donc prouvables... La ficelle romanesque fonctionne ici très bien !

Quant au style, on y retrouve la même écriture simple et facile, le même types de personnages que dans le Da Vinci Code : Le très attachant professeur Robert Langdon aidé une fois de plus d'une belle jeune femme, des références religieuses, historiques, artistiques, scientifiques -pas toujours authentiques, certes-, un groupe de personne dans l'embarras, suspense et révélations surprenantes, ... Néanmoins, ces dernières se dénouent dans un couronnement peu satisfaisant à mon goût. Le commencement pourra lui aussi en lasser plus d'un : trop de "bla bla scientifique" lors les premiers chapitres, des découvertes stupéfiantes qui en sont parfois fatigantes, je le reconnais, mais personnellement je trouve que cela marche très bien !

Roman de plage, très distrayant, à lire seulement si vous avez accroché avec le Da Vinci Code. Dans le cas contraire ne vous fatiguez pas, vous y retrouverez une copie carbone (pas 14) de son précédent roman qui, petite précision, ne se déroule chronologiquement parlant qu'après Anges & Démons mais ce dernier n' été édité en France qu'après le succès du Da Vinci Code... Vous suivez ?

Je posterai sans doute la critique du film, car comme bon nombre de lecteurs invétérés de Dan Brown et fan du charmant professeur Langdon, je serai devant le cinéma dès sa sortie en salle mercredi prochain !


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# Posté le vendredi 08 mai 2009 06:43

Modifié le jeudi 14 mai 2009 06:00